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Manifeste pour une relocalisation des enregistrements de musique pour l'image

lundi 9 février 2015

Photo l'Orchestre National d'Ile-de-France. Photo : Eric Garault

Retrouvez ci-dessous l’intégralité du texte co-signé par l’Union des Compositeurs de Musiques de Films, l’Orchestre National d’Ile de France, le Syndicat National des Auteurs et Compositeurs et la Commission du film d’Ile-de-France.

1- LE CONSTAT

C’est devenu une habitude, un réflexe, un fait auquel beaucoup se résignent: les enregistrements de musique pour l’image, tous supports confondus, se font en très grande majorité dans d’autres pays qu’en France, principalement –mais pas seulement- dans l’Est de l’Europe.

Ce problème est bien connu des compositeurs et des productions depuis une quinzaine d’années. Plusieurs initiatives (dont celle de l’UCMF en 2009) l’ont dénoncé et proposé des solutions, en vain hélas. Nombre de professionnels se sont habitués à cet état de fait qui semble presque devenu normal

Voilà ce que nous voulons dénoncer car il faut agir, et en urgence. C’est tout un pan de notre économie culturelle qui peu à peu s’est délocalisé année après année. Aujourd’hui, des milliers d’emplois ont été détruits dans la production et la post-production musicale pour l’image dans notre pays. Alors même que nous formons dans nos conservatoires des musiciens d’une qualité reconnue dans le monde entier et que nos ingénieurs du son et nos studios sont parmi les meilleurs du marché, nous n’avons pas été capables jusque-là, de proposer à l’industrie du cinéma et de l’audiovisuel dans son ensemble, les réponses nécessaires à la réussite de ce secteur.

  

L’objet de ce manifeste est donc simple:

 Alerter à nouveau tous les partenaires concernés.

Les réunir pour analyser les causes de cette délocalisation.

Trouver ensemble des solutions car il en existe et nous le savons.

 
2- LE DEFI

 Il est clairement posé par une concurrence étrangère qui a pu développer au fil des années, offre pour toutes sortes de raisons extrêmement attractive par son coût.

 Comment :

  • Faire travailler les musiciens, orchestres et studios français, tous excellents, à un coût comparable -ou au moins réduire sensiblement l’écart des prix- tout en respectant les droits voisins, les salaires minimums et le versement des charges sociales ?
  • Mettre à disposition quasiment en permanence un pool de musiciens et de studios de qualité capable de répondre rapidement et efficacement à une demande d’enregistrement ? 
  • Faire connaître le savoir-faire français en matière de réalisation de B.O. et le valoriser auprès des utilisateurs potentiels dans le monde entier ?
  • Inciter nos grands compositeurs, que le monde entier nous réclame, à travailler avec nos orchestres et nos structures au moins sur nos productions nationales

 

3- LES SOLUTIONS

Elles sont multiples, mais nécessitent une réelle volonté, à la fois des politiques (au niveau national ou régional), des sociétés d’auteur, du CNC, des syndicats et de tous les acteurs de la profession.

C’est pourquoi nous demandons le soutien, déjà sur le principe, de tous ces partenaires.

Mais il faut rapidement être force de proposition.

Mobilisons-nous donc déjà à travers des échanges formels ou informels pour trouver le plus vite possible des idées et surtout des solutions concrètes permettant de relancer cette activité en France, pour le bénéfice de tous.